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Blog du campus SUPINFO Strasbourg

[SUPSTRAS-Info] Ouverture sur le marché du travail chez les Helvètes

Publié le 13 mai 2016 dans Actualités

Ouverture sur le marché du travail chez les Helvètes

 

« Vos préjugés sont vos fenêtres sur le monde. Nettoyez-les de temps en temps, ou la lumière n’entrera pas. » Terry Pratchett

La Suisse, pays « d’exilés fiscaux », une image que tout le monde a déjà pu entendre une fois au moins. Mais c’est aussi 3.4% de chômage au mois de Novembre 2015. Et cela, malgré un peu moins de 2 millions d’étranger vivant sur le sol Helvète (sur une population totale de plus de 8 millions d’habitants). N’oublions pas l’immigration du travail, provoqué par les différents pays limitrophes tels que l’Allemagne, l’Italie, etc. Et la France !
L’Alsace en est un des principal « fournisseurs ». Ainsi en 2008, l’Alsace comptait environ 64 000 travailleurs qui s’exportait au-delà de la frontière pour rejoindre ce que certains appels, « l’Eldorado Suisse ». Bien entendu, il y en a des avantages et des inconvénients, que nous allons pouvoir observer dans la suite de cet article chatoyant !

NB : Tous les exemples et les chiffres indiqués se trouvent dans les ressources disponibles dans la section bibliographie.

 

Pourquoi franchir la frontière ?

Un des points qui intéressera une majorité des lecteurs est sans aucun doute le montant des salaires. D’un point de vue global, sans spécifier une activité/domaine particulier, les salaires sont plus élevés qu’en France. Pourquoi ? Rentrer dans des détails économiques n’est pas le but mais il faut garder à l’esprit que le coût de la vie est plus important. Un autre point à savoir est que les salaires varient de plusieurs pourcents (vers le haut ou le bas) selon le canton. Le canton de Zurich, par exemple, présente les plus hauts salaires et celui du Tessin les plus bas. A titre d’information, le salaire mensuel brut médian[1] en Suisse (chiffre de 2012) est estimé à 6 439 CHF (environ 5822.46€).

Un développeur de logiciel âgé de 25 ans peut gagner en moyenne 6 000CHF (environ 5425€) dans le secteur de Zurich, un informaticien développeur de systèmes de télécommunications aux alentours de 9 000 CHF (environ 8137€). Bien entendu, ces chiffres ne sont que des indicateurs ! Il y a des paramètres à prendre en compte tels que le canton où se situe l’entreprise, le diplôme, l’expérience ou encore le fait d’être ou non, un résident Suisse.

Et qu’en est-il des opportunité d’embauche ? Eh bien de ce côté-là, c’est proche des opportunités en France (qui embauche, nous ne pouvons le nier !). En effet, dans une étude réalisée par l’« ICTSwitzerland » en 2014, il y est estimé que la Suisse devrait recruter près de 90 000 informaticiens d’ici à 2022. En outre, il faut savoir que la main d’œuvre y est insuffisante car le système éducatif Suisse ne serait pas en mesure de produire autant de professionnels dans le domaine de l’informatique.

 

Pourquoi faut-il rester prudent ?

Il faut savoir que suite à une certain « ras-le-bol » des politiques suisses sur le taux d’immigration trop important, un parti de la droite populiste a pris l’initiative de proposer un referendum début février 2014, stipulant la mise en place de quotas pour les étrangers souhaitant s’installer, pour les frontaliers et même pour des courts séjours. Ce référendum a été adopté par une courte majorité et devrait être mis en place en 2017. Ce qui présente une menace pour tous les frontaliers actuels et futurs.

Dans un autre registre, parlons de la sécurité de l’emploi. Dans sa globalité, en tant que frontalier ou résident en Suisse et étant étranger, la sécurité est relative. Elle va dépendre de beaucoup de paramètre mais devant un choix de licenciement, l’entreprise aura toujours la préférence nationale. De plus, en ce qui concerne la législation du code du travail, elle est moins protectrice que celle de la France.
A titre d’exemple, dans certains métiers, suivant les conventions collectives, il est possible de faire un ou deux jours d’essais, sans être embauché à la suite de et en plus sans être payé. Inutile d’imaginer le même cas en France !

Un dernier point négatif qui peut tout aussi bien se trouver dans les points positifs suivant les lecteurs est la durée du travail hebdomadaire qui est en moyenne de 42h. Cela dépend encore une fois des conventions collectives, et il n’est pas rare que cela tourne autour des 45h (dans les usines de production alimentaires cela peut aisément frôler les 50h).

 

Au final, que faire ?

La réponse serait totalement subjective et dépend de tout à chacun. Il existe énormément de ressource disponible sur internet afin de répondre à toutes les questions que l’on puisse se poser.  Dans le cadre de recherche d’offres d’emplois, il est utile de s’abonner aux « mailer » de divers sites de recherches tels que (liste non exhaustive) :

Tout de même, gardons à l’esprit que notre chère France sait aussi nous offrir des bonnes opportunités de travail !

Kévin BLENNER

Etudiant MSc1 – SUPINFO Strasbourg

 

 

 

Bibliographie

AFP. (2014, 06 20). La Suisse dévoile sa nouvelle politique d’immigration. Récupéré sur Le point: http://www.lepoint.fr/monde/la-suisse-devoile-sa-nouvelle-politique-d-immigration-20-06-2014-1838212_24.php

Amstat. (2015). Taux de chômage selon les cantons. Récupéré sur https://www.amstat.ch/v2: https://www.amstat.ch/v2/index.jsp?lang=fr

Braun-Dubler, N., Hausherr, M., & Gmünder, M. (2014, 11 10). ICT-FACHKRÄFTESITUATION. Récupéré sur ICTSwitzerland: http://ictswitzerland.ch/media/dateien/Studien/Econlab_-_ICT-Bedarfsprognose_2022.pdf

Dayer, T., Busco, A. D., Huguelet, V., & Scialom, M. (2015, 06 16). Salaires 2015: qui gagne combien? Récupéré sur Illustre: http://www.illustre.ch/illustre/article/salaires-2015-qui-gagne-combien

Le nombre d’étrangers en hausse en 2015. (2015, 07 23). Récupéré sur http://www.lematin.ch: http://www.lematin.ch/suisse/Le-nombre-d-etrangers-en-hausse-en-2015/story/11755027

Maurisse, M. (2011, 03 08). La Suisse est l’Eldorado des travailleurs français. Récupéré sur Le Figaro: http://blog.lefigaro.fr/suisse/2011/03/la-suisse-est-leldorado-des-travailleurs-francais.html

Serge Auvray, S. S. (2011, 12). Un actif sur douze travaille en Allemagne ou en Suisse. Récupéré sur Insee: http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=15&ref_id=18092#som0

Talerman, D. (2015, 02 19). Les entreprises suisses vont avoir besoin d’informaticiens étrangers pendant encore (très) longtemps. Récupéré sur travailler-en-suisse: http://www.travailler-en-suisse.ch/informaticiens-suisse.html

 

 

[1] Indique que la moitié des salariés gagne moins que cette valeur et l’autre moitié, plus de cette valeur.

[2] Spécialisé dans le recrutement dit « élite » concernant des sociétés/organisations renommés

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