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Blog du campus SUPINFO Strasbourg

[SUPSTRAS-Info] Pokemon GO : le début de la fin ?

Publié le 16 septembre 2016 dans Actualités

En cette rentrée de septembre 2016, le phénomène qui fait le plus parler de lui n’est pas la réforme de l’orthographe et/ou les changements de programmes nombreux, non. Ce dont nous avons entendu parler tout l’été et aujourd’hui encore, c’est Pokemon GO !

pokemon-1575830_960_720Ces monstres de poches ont débarqué sur nos mobiles pour une immersion presque totale grâce à la réalité augmentée. Ces petites bêbêtes, qui hantent nos consoles depuis 1995, sont désormais partout dans la rue, et ce depuis le 5 juillet 2016 pour les Australiens et Néo-zélandais. Il a fallu attendre un peu plus pour les autres pays : courant juillet pour les Etats-Unis et pour la plupart des pays européens sauf la France qui a vu sa sortie officielle le 24 juillet.

Ce jeu mobile est disponible sur les plateformes IOS (1.7.0) et Android (0.37.0).

Le but est simple, si besoin de le rappeler : marcher tranquillement dans la rue, attraper des Pokemons, les faire évoluer, faire éclore des œufs, choisir une équipe et prendre des arènes. Nombreux  ont été les débats sur ce petit jeu à l’air inoffensif  comme le fait que les utilisateurs aient le nez collé sur leurs portables et ne font plus attention à rien

Outre ces débats « passionnants », on remarque que l’effervescence provoquée par ce jeu provoque des retombées économiques sans précédents pour leurs créateurs :

Le concepteur est Dennis Hwang, l’éditeur est The Pokemon Company et le développeur/distributeur est Niantic.

En seulement sept  jours, l’application a été téléchargée plus de dix millions de fois (à compter du 7 juillet), générant des dizaines de millions de dollars d’achats via les achats intégrés du jeu (leurres, pokeballs etc…)

Aujourd’hui, il n’est pas difficile de repérer les joueurs de Pokémon GO : les parcs sont souvent pris d’assaut par ces dresseurs en herbes, mais nous avons toutefois remarqué un nombre décroissant de joueurs. Pourquoi ?

Deux explications s’offrent à nous :

La première veut que cette application ne soit qu’un effet de mode. Attendu depuis 2014 par les grands fans, depuis le 1er juillet par les novices, Pokemon GO aura surfé sur la vague de la « hype ». Avec des pics de connexion à plus de 40 millions d’utilisateurs durant l’été, en ce début de septembre, dix millions de dresseurs ont déjà rangé leur tenue, ce qui fait tout de même un joueur sur quatre. La fin de la hype ?

La seconde explication se trouverait plus dans la logique de développement.

Pokemon GO utilise la réalité augmentée, ce qui offre une immersion très  grande avec des pokemons qui peuvent se trouver dans votre piscine, dans votre lit ou tout autre endroit atypique. Cette fonctionnalité a fait le succès de l’application, mais malheureusement, n’est pas accessible à tous les portables. Avec, par exemple, mon Samsung Galaxy Ace4, la réalité augmentée n’est pas disponible, ce qui rend l’attractivité bien moindre.

A noter que Pokemon GO est codé via Unity (quand on disait qu’Unity est la meilleure chose qui soit…), piqure de rappel sur Unity :

Il s’agit d’un moteur de jeux multi plateformes, qu’on peut utiliser pour des jeux sur smartphones (Pokemon GO), sur Mac et PC (Tiny and Big : Grandpa’s Leftovers), ou encore Xbox et PS4 (teslagard)…  Unity est présent dans tous les environnements possibles et imaginables.
Unity est écris en C, C#, C++ et Python, ce qui laisse une belle marge de manœuvre aux développeurs. Nous en sommes, au 8 septembre 2016, à la version 5.4.1.

Malgré l’utilisation d’Unity, on remarque des défaillances dans le jeu, qui font que certains joueurs ont peu à peu lâché :

Le radar, sans nul doute ce qui a fait le plus râler les joueurs. Le système des 3 pas, qui était au début très apprécié (3 pas = plus d’1km, 2 pas entre 300 et 1km et 1 pas 100m environ), a été supprimé du jour au lendemain pour permettre une meilleur stabilité des serveurs, parce que oui, outre le radar, la stabilité des serveurs était au début une catastrophe sans nom.

Les développeurs de Niantic travaillent donc sur de nouvelles formes de radar qui raviraient les joueurs et pousseraient ceux qui ont arrêté à revenir. De nombreuses mises à jour seront faites dans les semaines à venir (2ème génération des Pokémons ?) pour essayer de tirer un maximum de profit de cette application, qui a fait des miracles.

Un dernier point qui a dégouté les fans de Pokemon, c’est justement cette volonté de tirer un maximum de profit, non seulement par Niantic (ce qui est un peu normal, il faut bien vivre de ses créations), mais aussi et surtout par des particuliers. Combien d’exemples avons-nous de personnes qui utilisent la notoriété de Pokemon GO pour accroître leurs ventes : des réductions de prix si l’on appartient à telle équipe (jaune, bleu ou rouge) selon la date, des réductions si on pose un leurre (petit objet à placer sur les Pokestop pour attirer les pokémons) à l’emplacement du bar/restaurant, et j’en passe. L’argent pour l’argent et non pour la joie de sortir chercher des pokémons.

Il est vrai que cet engouement, même en perte de vitesse, pose toutefois une question très importante d’un point de vue scolaire. Nous sommes à la mi-septembre, les cours reprennent petit à petit pour tous, et une question se pose : Est-ce que les jeunes vont rester concentrés en cours, ou ne vont-ils jurer que par Pokémon GO, même en classe ? La ministre de l’éducation nationale a voulu couper court à ce débat, en demandant à Niantic qu’il n’y ait pas de pokémons rares au niveau des écoles. Est-ce qu’à l’école, les Evoli et autres pokémons dicteront les heures de cours ? Ou est-ce que tous les dresseurs seront passés à autre chose ? Nul doute que les professeurs devront rester vigilants quant à l’utilisation abusive de Pokemon GO par leurs élèves et étudiants.

On peut conclure en nous disant qu’avec ses qualités et ses défauts, Pokemon GO reste une belle expérience pour les plus jeunes, qui découvrent les joies de devenir dresseurs de Pokemons quelques minutes par jour, et des moins jeunes, qui se rappellent à travers ce jeu, de doux souvenirs du temps de la première génération de Pokemon, imitée mais jamais égalée. Malgré les polémiques nombreuses, ce jeu a permis de nombreuses rencontres entre fans, et reste une source de divertissement pour beaucoup. La réalité virtuelle présente sur le jeu, ainsi que les principaux objectifs (se déplacer pour faire éclore un œuf ou trouver d’autres pokemons, s’arrêter à des lieux précis, des Pokestops, pour faire le plein de pokeballs, etc), font rêver développeurs et utilisateurs, qui s’imaginent déjà coder de nouveaux inspirés et  d’autres univers à large fan-base. On a un bon moment entendu des fans désireux de jouer à un « Harry Potter GO », par exemple. Si ce n’est pas dans les programmes de Niantic, le rêve reste permis.

Ludovic Richard – Etudiant en 2ème année – SUPINFO Strasbourg

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